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 Sujet du message: Textes érotiques
MessagePosté: Jeudi 10 Mai 2007 12:16 
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C'est le printemps. Soyons complètement fous, une nouvelle fois, et tentons un topic risqué. Rassemblons les beaux textes érotiques que nous connaissons.

J'espère que cela ne dégénera pas. Recherchez la qualité littéraire, si possible, bien qu'elle ne soit pas facile à définir et discerner dans ce domaine. Recherchez les auteurs, ce sera un filtre assez sûr.


J'espère que cela ne choquera personne. Si c'est la cas, n'hésitez pas à l'exprimer, je refermerai le topic aussi vite que je l'ai ouvert.

Bonnes reherches. A vos claviers. :)

Je commence par un extrait de [i]L'histoire de l'oeil[/i] du ciel de Georges Bataille. Georges Bataille, auteur à la fois raide et puissant.



(...)
Je dois dire ici que nous restâmes longtemps sans faire l'amour. Nous profitions des occasions pour nous livrer à nos jeux. Nous n'étions pas sans pudeur, au contraire, mais une sorte de malaise nous obligeait à la braver. ainsi, à peine m'avait-elle demandé de ne plus me branler seul (nous étions en haut d'une falaise), elle me déculotta, me fit étendre à terre et, se troussant, s'assit sur mon ventre et s'oublia sur moi. Je lui mis dans le cul un doigt que mon foutre avait mouillé. Elle se coucha ensuite sous ma verge, et prenant appui des genoux sur mes épaules, leva le cul en le ramenant vers moi qui maintenait ma tête à son niveau.

- Tu peux faire pipi en l'air jusqu'au cul, demanda-t-elle ?
- Oui, répondis-je, mais la pisse va couler sur ta robe et sur ta figure.
- Pourquoi pas, conclut-elle, et je fis comme elle avait dit, mais à peine l'avais-je fait que je l'inondai à nouveau, cette fois de foutre blanc.

Cependant l'odeur de la mer se mêlait à celle du linge mouillé, de nos ventres nus et du foutre. Le soir tombait et nous restions dans cette position, sans mouvement, quand nous entendîmes un pas froisser l'herbe.

- Ne bouge pas, supplia Simone.
Le pas s'était arrêté ; nous ne pouvions pas voir qui s'approchait, nous ne respirions plus. Le cul de Simone ainsi dressé me semblait, il est vrai, une puissante supplication : il était parfait, les fesses étroites et délicates, profondément fendues. Je ne doutai pas que l'inconnu ou l'inconnue ne succombât bientôt et fût obligé de se dénuder à son tour. Le pas reprit, presque une course, et je vis paraître une ravissante jeune fille, Marcelle, la plus pure et la plus touchante de nos amies. Nous étions contractés dazns nos attitudes au point de ne pouvoir bouger même un doigt, et ce fut soudain notre malheureuse amie qui s'effondra dans l'herbe en sanglotant. Alors seulement, nous étant dégagés, nous nous jetâmes sur ce corps abandonné. Simone troussa la jupe, arracha la culotte et me montra avec ivresse un nouveau cul aussi joli que le sien. Je l'embrassai avec rage, branlant celui de Simone dont les jambes s'étaient refermées sur les reins de l'étrange Marcelle qui déjà ne cachait que ses sanglots.

- Marcelle, criai-je, je t'en supplie, ne pleure plus. Je veux que tu m'embrasses la bouche.
Simone elle-même caressait ses beaux cheveux plats, lui donnant des baisers sur tout le corps.

Cependant, le ciel avait tourné à l'orage et, avec la nuit, de grosses gouttes de pluie aaient commencé de tomber, provoquant une détente après l'accablement d'un jour torride et sans air. La mer faisait déjà un bruit énorme, dominé par de longs roulements de tonnerre et des éclairs permettaient de voir comment en plein jour les deux culs branlés des jeunes filles devenues muettes. Une frénésie brutale animait nos trois corps. Deux bouches juvéniles se disputaient mon cul, mes couilles et ma verge et je ne cessai pas d'écarter des jambes humides de salive et de foutre. Comme si j'avais voulu échapper à l'étreinte d'un monstre, et ce monstre était la violence de mes mouvements. La pluie chaude tombait à torrents et nous ruisselait par tout le corps. De grands coups de tonnerre nous ébranlaient et accroissaient notre rage, nous arrachant des cris redoublés à chaque éclair par la vue de nos parties sexuelles. Simone avait trouvé une flaque de boue et s'en barbouillait : elle se branlait avec la terre et jouissait, fouettée par l'averse, ma tête serrée entre ses jambes souillées de terre, le visage vautré dans la flaque où elle agitait le cul de Marcelle enlacée d'un bras derrière les reins, la main tirant la cuisse et l'ouvrant avec force.


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MessagePosté: Jeudi 10 Mai 2007 14:39 
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C'est un topic pour Gothika ça ! :mrgreen: Un extrait de "La Nuit des Temps" s'il te plait ... :D

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MessagePosté: Jeudi 10 Mai 2007 18:15 
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'spèce de méchant ;) j'ai plus l'bouquin, j'te retrouverai ça quand j'l'aurai récupéré -_-

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«Anarchie veut dire "sans maître", pas "sans ordre". Avec l'anarchie vient une ère d'Ordnung, d'ordre vrai, qui ne peut être que volontaire. L'ordre, s'il est imposé, engendre le mécontentement, père du désordre, parent de la guillotine. Les sociétés autoritaires sont comme le patinage artistique : complexes, d'une précision mécanique parfaite, et par dessus tout précaires.», V


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MessagePosté: Vendredi 11 Mai 2007 15:39 
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Bon , en attendant de savoir comment Eléa corrompt un gardien de prison avec son corps ( :mrgreen: ) , j'ai replongé avec plaisir dans un de mes livres préférés , "Mars la Bleue" , de Kim Stanley Robinson . 3ème volet de la trilogie martienne de cet auteur , véritable pavé de science-fiction pure et dure contant la transformation de Mars en une seconde planète bleue ( terraformation ) , la saga comporte quelques passages croustillants ...

Situation . An 2180 . La jeune nation martienne est indépendante depuis une cinquantaine d'année , mais elle attire toujours la convoitise des habitants de la Terre . En effet , la découverte d'un traitement de longévité permet aux gens de vivre plus de 300 ans ! Ce qui n'arrange pas les problèmes de surpopulation sur Terre . Alors , que dans le même temps , Mars , qui est devenue habitable , parait bien vide ... Pour éviter que l'appétit des Terriens les pousse à une nouvelle guerre contre Mars , les ambassadeurs martiens visitent les autres colonies du système solaire à la recherche d'alliés .
L'ambassadrice Zo Boone vient de rentrer de Mercure , et revient sur Mars avant de partir vers le système d'Uranus . Elle rencontre Saxifrage Russell , très grand scientifique , qui fait partie des 100 premiers colons arrivés sur Mars 150 ans plus tôt . Après une petite baignade dans un lac , ils discutent tous nus en plein Soleil ... :rolleyes:

"Quand vous irez sur Uranus , vous pourriez emmener une amie ?
- Peut-être , fit Zo en reculant un peu les hanches .
Il saisit l'allusion et , au bout d'un moment , se pencha et commença à caresser la cuisse quk se trouvait le plus près de lui . Ca faisait la même impression que de petites pattes de singe , intelligent , avisé . Sa main disparaissait complètement dans sa toison pubienne , phènomène qu'il parut apprécier , car il le répéta plusieurs fois et entra en érection . Elle serra fortement son pénis dans sa main tout en jouissant . C'était loin de valoir la table , évidemment , mais un orgasme était toujours bon à prendre , surtout dans la pluie chaude du soleil . Et bien qu'il la prenne de façon basique , il ne manifesta pas ce penchant pour la jouissance simultanée que tant de vieux affectaient , sentimentalisme qui interférait avec le plaisir beaucoup plus intense que l'on pouvait éprouver l'un après l'autre . Quand elle eut cessé de vibrer , elle roula sur le côté et prit son sexe dans sa bouche - comme un index , elle pouvait l'entourer complètement avec sa langue - tout en lui procurant une bonne vue de son corps . Elle s'arrêta une fois pour se regarder : grande , riche , des courbes pleines , et constata qu'elle avait les hanches presque aussi larges que ses épaules à lui . Puis elle se remit à la tâche , vagina dentata , quelle connerie que ces mythes patriarcaux terrifiants , les dents étaient complètement superflues , un python , un pilon avaient-ils besoin de dents ? Vous prenez ces pauvres créatures par le zizi et vous serrez jusqu'à ce qu'ils se mettent à pleurnicher , que voulez-vous qu'ils fassent ? Ils pouvaient tenter de rester hors d'atteinte , mais comme c'était l'endroit où ils avaient le plus envie d'être , ils erraient dans la confusion pathétique et le déni de ce double lien . Et se plaçaient à portée de dents , de toute façon , à la première occasion . Elle le mordilla , pour lui rappeller la situation , puis le laissa jouir . Les hommes avaient de la chance de ne pas être télépathes ."

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MessagePosté: Vendredi 11 Mai 2007 16:06 
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( double post , mais c'est pas grave ! :mrgreen: )

Dans l'extrait précédent, "la table" renvoit à ce passage :

"Pour finir , ils quittèrent le Belvédère et descendirent se mêler à la foule de Topside . Ils firent lentement la tournée des bars et entrèrent dans une maison de bains . Ils s'entassèrent dans le vestiaire pour se déshabiller et s'aventurèrent tout nus dans le sombre dédale humide et chaud , de l'eau jusqu'à la taille , les chevilles , la poitrine - chaude , froide , tiède - , se séparant , se retrouvant , faisant l'amour avec des étrangers à peine entrevus , Zo passant lentement d'un partenaire à un autre , jouissant , ronronnant avec volupté lorsque son corps se nouait sur lui-même et que son esprit l'abandonnait . Le sexe , le sexe , il n'y avait rien de meilleur , sauf voler , ce qui y ressemblait beaucoup : une ivresse de tout le corps , tel un écho du big bang , ce premier orgasme . La joie de voir les étoiles dans le ciel , au-dessus de sa tête , de sentir l'eau chaude , et ce garçon entrer en elle , y rester , presque dur , se raidir trois minutes plus tard et se cambrer à nouveau en riant à l'approche d'un orgasme éblouissant . Après ça , elle pataugea jusqu'à la pénombre du bar où elle retrouva les autres , Estavan déclarant que le troisième orgasme de la nuit était généralement le meilleur , avec son exquise approche vers le moment crucial , et encore assez de sperme à éjaculer .
- Après , ça reste pas mal , mais ça demande plus d'effort . Y a du retard à l'allumage , et puis c'est plus comme le troisième , de toute façon .
Zo , Rose , et les autres femmes approuvèrent et dirent que dans ce domaine comme dans bien d'autres les femmes étaient avantagées . En une nuit aux bains elles avaient généralement plusieurs orgasmes merveilleux , et encore , ce n'était rien à côté du status orgasmus, une sorte d'orgasme continu qui pouvait durer une demi-heure avec un peu de chance et un bon partenaire . C'était toute une technique qu'elles étudiaient assidûment , mais ça restait plus un art qu'une science , ils étaient tous d'accord là-dessus : il fallait planer , mais pas trop , en groupe mais pas trop nombreux ... Ils étaient devenus assez bons à cet exercice , dirent-ils à Zo , et Zo demanda allègrement à en avoir la preuve .
- Allez , faites-moi la table .
Estavan poussa un hurlement , et ils allèrent tous ensemble dans une pièce où une grande table était entourée d'eau . Imhotep s'allongea dessus , afin de servir de matelas humain à Zo . Les autres la soulevèrent , l'allongèrent sur lui , et tout le groupe s'occupa d'elle , une langue dans chaque oreille et dans sa bouche , des mains , des lèvres et des organes génitaux partout . Ce ne fut bientôt plus qu'une masse indifférenciée de sensations érotiques , un environnement sexuel total . Zo ronronnait tout haut . Puis , quand elle commença à jouir , s'arquant comme sous la voilence d'une crampe , rompant le contact avec Imhotep , ils continuèrent , mais plus subtilement , à l'exciter , pour ne pas la laisser retomber . Elle était au septième ciel , elle volait , le contact d'un petit doigt la faisait repartir , tant et si bien qu'elle s'écria : "Arrêtez , je n'en peux plus !" Ils éclatèrent de rire , répondirent : "Mais si , mais si !" et son orgasme se poursuivit jusqu'à ce que les muscles de son estomac finissent par se nouer pour de bon . Elle se laissa alors brutalement rouler à bas d'Imhotep . Rose et Estavan durent la rattraper . Elle ne tenait plus debout . Quelqu'un dit qu'elle avait joui pendant vingt minutes . Il lui avait semblé que ça durait deux minutes , ou l'éternité . Elle avait mal à tous les muscles du ventre , des fesses et des cuisses .
- Bain Froid , balbutia t'elle , et elle se traina dans la pièce voisine ."

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MessagePosté: Vendredi 11 Mai 2007 19:34 
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Localisation: Je vois pas de panneaux
J'avais un recueil de nouvelles érotiques écrites par des femmes mais je sais plus où je l'ai mis


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MessagePosté: Vendredi 11 Mai 2007 20:28 
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Joli.

Passages préférés:
"Et bien qu'il la prenne de façon basique"
"Puis elle se remità la tâche, vagina dentata"
"Il fallait planer , mais pas trop, en groupe, mais pas trop nombreux"

@Windstein : cherche bien :)


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MessagePosté: Vendredi 11 Mai 2007 23:23 
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En fait je l'ai discretement planqué dans ma chambre chez mes parents que je ne prévois pas de revoir avant au moins deux mois


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MessagePosté: Samedi 12 Mai 2007 8:32 
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Extrait de "Joyeuse Apocalypse" d' André Laude.
Très beau livre écrit en 1973. Editions Stock.


J'aurais voulu pouvoir me redresser, me traîner sur les genoux jusqu'à une de ces inconnues - de préférence une pas trop mal faite - ramper le long de ses jambes, la supplier, l'invoquer muettement. Elle comprendrait ma faim. Elle serait bonne. Ses yeux s'enfonceraient dans les miens. Deux poignards laboureraient mon souffle, mon coeur, mes entrailles, ma solitude atroce. Elle hélerait un taxi. Nous monterions dedans. Le conducteur serait occupé par la circulation. II aurait vite fait de nous oublier, plongé dans l'écoute de la radio et le spectacle de la rue.

Alors l'inconnue, simplement, poserait sa main sur mon pantalon, là où finit le bas-ventre et commence la cuisse. La main glisserait lentement. Lentement. Elle arriverait à la braguette. Elle s'attarderait. Elle prendrait son temps. Pas folle la guêpe ! Elle commencerait à frotter doucement. Avec la paume. Doucement. Mon sexe commencerait à devenir dur. Les joues de l'inconnue commencerait à rosir. Puis elle tirerait sur la fermeture-éclair. Je ne ferais pas un geste. J'aurais les yeux grands ouvets. Enfin la fermeture-éclair totalement tirée. Elle glisserait doucement la main. Elle pétrirait mon sexe. Ses yeux dans les miens. Silencieuse et inconnue. Ses doigts s'enfileraient bientôt sous le slip. Enfin sa main se refermerait sur la chair vive du sexe raide comme une matraque de C.R.S.

Je ferais attention de ne rien laisser deviner de mon émoi au chauffeur de taxi. Elle serrerait jusqu'à me faire mal. Je me retiendrais le plus longtemps possible, regardant la fièvre envahir et noyer totalement ses pupilles.

Puis soudain j'éjaculerais. Elle serrerait les lèvres jusqu'au sang pour ne pas crier. Elle aurait un sourire vers moi. Un sourire d'une douceur vertigineuse.

Très rapidement elle reprendrait une pose conventionnelle. elle indiquerait au chauffeur l'adresse, elle réglerait la course. Nous descendrions. Elle ferait comme si rien ne s'était passé. Elle aurait ses cheveux bruns répartis en deux nattes, ses lèvres affamés, ses yeux tendre vert.

Nous entrerions dans un vieil immeuble endormi. Il y aurait un ascenseur poussif. Elle habiterait au cinquième étage. Dans l'obscurité de l'ascenseur, je prendrais sauvagement ses lèvres. Nos deux langues lutteraient farouchement. Ma main courrait de ses seins à ses cuisses. Juste ce qu'il faut pour entretenir la flamme. J'écraserais ses seins. A travers la robe, j'en saisirais les pointes. Je les torturerais entre mes doigts. Je ne dirais pas un mot. Elle commencerait à murmurer ds choses indistinctes. A s'agiter, à respirer fort.

Enfin l'ascenceur s'arrêterait. De son sac, elle tirerait une clé qu'elle enfoncerait dans la serrure de la porte de gauche. Elle pousserait la porte, allumerait l'électricité. Elle retirerait son manteau. Elle aurait une robe "mini". Moi je jetterais au loin mon duffle -coat. J'éteindrais aussitôt la lumière. La chambre serait légèrement éclairée par les lumières environnantes. Je la saisirais par les épaules. Je la collerais au mur. Ma main droite maintiendrait sa figure prisonnière au creux de ma paume tandis que ma main gauche bondirait sous la minijupe. Je tirerais l'élastique du collant. Ma main se refermerait comme un griffe sur la touffe de poils. Elle gémirait. Ses jambes deviendraient molles. De ma main droite, je la maintiendrais debout. Ma bouche enfoncée dans la sienne. Ma main gauche deviendrait de plus en plus folle. Mon index caresserait violemment le sexe. Peu à peu il deviendrait brûlant. Avec les doigts j'écarterais doucement les douces, les tendres lèvres obsédantes. Mon doigt s'enfoncerait dans la nuit, une nuit noire et rouge.

J'aurais le clitoris de l'inconnue entr le pouce et l'index. Elle serait devenue immense, obscure et rayonnante. Elle divaguerait. Nous aurions peu à peu glissé vers le plancher. D'abord agenouillés.

Puis tendrement je l'étendrais sur une espèce de fourrure. Elle aurait les yeux clos, abandonnée, ivre et pourtant lucide. Je commencerai par le pull-over puis la chemise. Enfin, j'arrecherais son soutien-gorge. Je contemplerais ses seins. Ils seraient énormes, animés par une fièvre géante. Les pointes seraient dures. Je les prendrais entre les dents tout en caressant le ventre jusqu'à la ceinture. Elle aurait toujours sa jupe et son collant. Sa langue totalment éveillée ne me laissserait pas en repos. Je la caresserais jusqu'à la faire briller, jusqu'à ce qu'elle perde enfin conscience. Le temps n'aurait plus de sens. Elle divaguerait de plus en plus. Enfin, je dégraferais la jupe que j'enverrais en direction d'un fauteuil.

Je dégraferais chaque lumière de sa peau. Elle sera totalement nue. Je danserais autour d'elle comme Géronimo dansait jadis autour de sa squaw préférée.

Puis enfin je me jetterais sur elle. Un vent tellurique se souleverait. Les rideaux déchirés iraient s'accrocher aux nuages. Je la dévorerais toute crue. Le jus ruisselerait sur mes yeux, ma poitrine, mes cuisses, mes jambes. Elle pousserait de petits cris de poulet égorgé vif.

Je ne sentirais plus la douleur, là à l'estomac. Le feu de l'ulcère énorme comme une planète...


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MessagePosté: Samedi 12 Mai 2007 11:05 
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Extrait des "Mauvaises Nouvelles" de Nicola Sirkis ( oui , oui , le chanteur d'Indochine a aussi écrit un recueil de nouvelles ^_^ ) .
Et plus précisément , extrait de la nouvelle "Peep Show" ( ça promet ! :mrgreen: )

" Cà et là , on entendait des gémissements ... Curieux , mais après tout , significatifs , étant donné ce qui se passait dans l'appartement .
Au milieu du salon , Olivia était allongée par terre , sur le dos . Pierre était sur elle et la prenait d'un lent va-et-vient . Il n'avait d'yeux que pour Cloé qui se trouvait aussi au-dessus d'Olivia , mais plutôt du côté de la tête , plus précisément au-dessus de sa bouche , vu qu'Olivia lui embrassait le sexe . Cloé , elle , n'avait d'yeux que pour Fabrice , dont elle avait le membre dur dans la bouche ; avec ses mains , ou ses doigts , comme on voudra , elle s'occupait à la fois des seins d'Olivia et des fesses de Fabrice . Fabrice , justement , embrassait tendrement les lèvres de Juliette qui , debout près de Pierre , écartait un peu les jambes pour offrir l'accès de son truc à Martin , lequel était assis derrière elle dans un fauteuil .
Dehors , il s'était mis à pleuvoir .
Martin , tout en s'occupant de Juliette d'une main , de l'autre se caressait violemment le sexe , juste devant le visage de Rebecca qui était accroupie à ses côtés , près du fauteuil . En fait , Rebecca était à genoux sur Alain qui la pénétrait par-derrière , puissamment , tout en léchant la poitrine de Justine . Justine , la tête rejetée en arrière , était étendue sur le canapé , à côté du fauteuil et de la cheminée ; elle bougeait vigoureusement , parce que Julia lui embrassait amoureusement sa chose .
On dira ce qu'on voudra , mais il faut croire que tous s'aimaient fougueusement , alors que dehors il continuait de pleuvoir .
La petite lumière de la salle de bains était toujours allumée ; sur le carrelage rose , il y avait Amina qui se faisait du plaisir toute seule en regardant à la fois son reflet dans la glace du plafond et , par la porte entrouverte , les ébats rageurs , on pourrait même dire endiablés , de tous ses amis . Plus loin , dans le couloir de l'appartement qui menait au living , il y avait encore : Jacques , Bob , Michel et Stéphane , plus Brigitte et Nathalie , George et Muriel qui attendaient impatiemment leur tour d'entrée dans l'arène .
Curieusement , personne n'utilisait les deux chambres à coucher de l'appartement . Quoi qu'il en soit , vu d'en haut , cela bougeait , cela sautait d'un coin à l'autre , de l'un à l'autre , au hasard , avec frénésie .
Tout le monde était nu , complètement nu , cela va sans dire , et l'on n'entendait que râles et gémissements , de plaisir et de désir , qui emplissaient tout l'appartement . Vu d'en haut ."

Et ouais , vu d'en haut ... Car tous ces personnages ne sont pas humains ! Ce sont en fait des puces !!! :mrgreen: Des puces dressées dans un cirque .
Et en ce jour d'Eurovision , petit clin d'oeil , car ces puces finiront par s'échapper et débarquer en direct ... sur le plateau de Michel Drucker !!! :lol: :lol: :lol:

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MessagePosté: Dimanche 13 Mai 2007 8:43 
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Extrait de "Un roman russe" d'Emmanuel Carrère, un livre très attachant, publié tout récemment (février 2007)

Le narrateur a publié dans le monde une nouvelle qui se présente comme un lettre érotique à sa fiancée qui doit prendre le train et où il lui donne des instructions érotiques à accomplir devant ses voisns de compartiment. Dans la "réalité" , il lui a dit de découvrir et lire cette nouvelle quand elle sera dans le train qui occupe 12 pages dans le livre.
Dans l'extrait que je propose, il lui parle amplement de sa bite tout en lui ordonnant de ne pas penser à sa bite. " Exercice difficile" :rolleyes:



Tu peux enfoncer ta pensée dans ta culotte, maintenant. Mais attends, ne te précipite pas. Fais comme l'éléphant rose. Ne pense pas encore à ma bite, ni à ma langue, ni à mes doigts, ni aux tiens, pense à ta chatte toute seule, telle qu'elle est maintenant entre tes jambes. C'est terriblement diffiicile, ce que je te demande là, mais l'idée serait que tu penses à ta chatte comme si tu n'y pensais pas. Les gens qui font beaucoup de méditation disent que le but, et l'illumination vient par surcroît, c'est d'observer sa rspiration sans pour autant la modifier. D'être là comme si on n'était pas là. Essaye d'imaginer ta chatte, de l'intérieur, comme si elle était simplement entre tes jambes et que tu pensais à autre chose, comme si tu étais en train de travailler ou de lire un article sur l'élargissement de la communauté européenne. Essaye de rester neutre tout en détaillant chaque sensation. La façon dont l'étoffe de la culotte comprime les poils. Les grandes lèvres. Les petites lèvres. Le contact des parois l'une contre l'autre. Ferme les yeux.

Ah ? C'est mouillé ? Je m'en doutais un peu. Très mouillé ? Je reconnais que l'exercice était difficile, mais bon ; même si c'est très mouillé ce n'est pas ouvert : assise dans un train avec une culotte et sans y mettre le doigt, ça ne peut pas être ouvert. Alors tiens, on va voir maintenant si c'est possible d'écarter un petit peu les lèvres de l'intérieur, sans aide. Je ne sais pas. Je ne crois pas. Tu as une excellente musculature vaginale mais ce n'est pas la muscuature vaginale qui commande l'ouverture des lèvres, ce que tu peux faire en revanche c'est serrer relâcher, serrer, relâcher, aussi fort que tu peux, comme si j'étais dedans.


Là, j'ai un peu glissé, je suis allé plus vite que je ne pensais, mais il serait déloyal de revenir en arrière. Tu as donc le droit de penser à ma bite. Mais sans te jeter dessus. Sans te presser. Je suis sûre que tout de suite tu ne penses qu'à te l'enfoncer tout du long et à te branler en même temps, mais non, il va falloir patienter, suivre mon rythme qui en gros consiste à toujours ralentir, retarder, retenir. J'ai été un éjaculateur précoce dans ma jeunesse, c'est une expérience affreuse, et de cette expérience affreuse m'est venue par la suite la conviction que la plus grande jouissance consiste à être tout le temps au bord de la jouissance. C'est là que j'aime être, exactement : au bord, et toujours repousser ce bord, effiler toujours plus cette pointe. Tu trouvais ça un peu perturbant au début, maintenant non. Maintenant tu aimes qu'avant de te lécher je te caresse longtemps le clitoris rien qu'en respirant très près, en jouant de la chaleur du souffle, en étirant l'attente du premier coup de langue.Tu aimes qu'avant de te l'enfoncer à fond je reste longtemps le gland à l'entrée de tes lèvres, tu aimes alors me dire en regardant dans les yeux que tu aimes ma bite dans ta chatte, tu aimes le répéter et c'est ce que tu vas faire maintenant. Là, dans le train. tu vas dire "j'ai envie de ta bite dans ma chatte", à voix très basse évidemment, mais tu vas le dire quand même, pas seulement en pensée, tu vas former les sons avec tes lèvres. Tu vas prononcer ces mots aussi fort que tu peux le faire sans que tes voisins t'entendent. Tu vas chercher ce seuil sonore et t'en approcher aussi près que tu peux le faire sans le franchir. Tu as déjà vu quelqu'un réciter un chapelet ? Fais pareil. Le mantra de base étant "j'ai envie de ta bite dans ma chatte", toutes les variations sont bienvenues et je compte bien que tu donnes libre cours à ton imagination.




Bon , allez ! Knightmare ! Knightmare ! :bounce: Je ne sais pas ce qui peut bien me faire dire ça, mais je suis sûre que tu as plein de choses intéressantes à montrer dans ton grenier. Courage !

... :huhu:


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 Sujet du message: Re: Textes érotiques
MessagePosté: Vendredi 04 Juillet 2008 9:31 
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Up up ! Je dépoussière quelque peu ce topic , car en ce moment , je relis avec plaisir la dékalogie Mission Terre , de L Ron Hubbard . Série SF où le sexe n'est pas absent , loin s'en faut ( je pense d'ailleurs vous mettre plusieurs extraits , au fil de ma lecture ) .

Extrait du tome 3 , "L'Ennemi Intérieur" . Soltan Gris ( l'anti-héros de l'histoire ) se retrouve face à face avec Utanc , sa danseuse du ventre turque personnelle ...

"Je me laissai retomber en arrière et soufflai :
- Oh , Utanc , aie pitié de moi . Je te veux . Utanc , je mourrai si tu n'es pas à moi .
Il y eut un bruit très léger à côté de moi .
Une main caressa doucement ma joue . Le murmure le plus doux qui soit me parvint en même temps qu'une bouffée de parfum .
- Etends-toi calmement , chéri .
Je perçus le cliquetis d'un interrupteur . Puis celui du masque sur les lampes à huile .
Tout était noir , maintenant .
Je devinai un autre mouvement . Une main effleura délicatement ma poitrine . Des lèvres sur ma joue - douces , humides . Un baiser suave .
Je tendis la main pour défaire son gilet .
- Non , non , souffla-t-elle . Je suis bien trop timide pour accepter qu'un homme me voit nue dans l'obscurité .
Elle ramena mon bras contre mon corps et m'embrassa la gorge .
- Tout cela est pour toi . Ne pense pas à moi . Seulement à toi . Cette nuit est la tienne .
Dans le noir , elle dénouait mon turban . Puis ses lèvres se posèrent sur mes paupières .
Elle ôta mon caftan , et m'embrassa sur la poitrine .
Elle ôta mes bottes et m'embrassa les pieds .
Ensuite , délicatement , elle déboucla ma ceinture et entreprit de retirer mon pantalon , ses lèvres effleurant ma peau , de plus en plus bas .
Doucement , elle caressa mes bras , mes épaules , du bout des doigts . Elle mordit tendrement le lobe de mes oreilles avant de les titiller du bout de la langue .
Des frissons de plaisir me parcoururent . Une fois encore , je tentai de la prendre entre mes mains et de la dévêtir .
Elle protesta dans un chuchotement :
- Non , non . Il est inutile de me déshabiller . Je suis trop farouche . Cette nuit est la tienne , et celle de ton plaisir .
Et ses lèvres prirent ma bouche !
Je crus m'évanouir de plaisir !
Sa langue s'insinua entre mes lèvres, loin dans ma bouche .
Puis elle me mordit brièvement .
Je m'abîmai dans une brume de plaisir .
Ses mains couraient sur mon corps , touchant des endroits dont je n'aurais jamais pensé qu'ils pouvaient éveiller le plaisir . Mon souffle se fit lourd .
Elle caressa mon torse .
- Chéri , chéri , murmurait-elle . (Et elle ajouta :) La bouche , c'est tout .
Ses lèvres coururent dans mon cou . Sur ma poitrine . Sur mon ventre . Sur mes cuisses .
Soudain , toute l'obscurité qui m'enveloppait était un tourbillon qui m'aspirait vers le bas , dans un flot de plaisir .
J'étais au milieu des étoiles , je flottais , heureux .
Un éclair blanc fendit l'univers tout entier .
J'étais dans une brume dense . Jamais encore je n'avais ressenti cela . Des lueurs ponctuaient le noir total de la pièce /
Mon coeur battait avec violence . J'avais l'impression que ma poitrine allait éclater .
Nous étions étendus tranquillement dans la nuit de velours .
Je sentais son corps apaisé contre le mien . Le temps s'écoula .
Puis ses mains se posèrent sur mes joues . Elle les tapota doucement et chuchota :
- C'était très bon .
Faiblement , d'une main , j'essayai de toucher sa poitrine , mais elle me repoussa gentiment .
- Tout est pour toi cette nuit . La bouche , c'est tout . (Elle m'embrassa. ) Tout . (Elle m'embrassa , encore plus passionnément .) La bouche , c'est tout . (Elle gémit .) Oh , mon chéri , reste bien tranquille . Etends seulement les bras et les jambes et laisse-toi aller .
Sa langue s'insinuait à nouveau entre mes lèvres . Puis ses lèvres se refermèrent , aspirèrent mes lèvres , les mordirent . Et sa bouche et sa langue repartirent vers des endroits insoupçonnés de mon corps .
Et ma passion se réveilla .
Ses mains , brusquement , saisirent mes cheveux , de part et d'autre de ma tête . Même dans le noir , je croyais voir ses yeux comme deux brandons .
D'une voix lourde de passion , elle dit :
- Oh , chéri , la bouche , c'est tout !
Elle m'embrassa encore et ajouta :
- Il reste encore quelques heures avant l'aube .
Sa bouche reprit son voyage sur tout mon corps , vers des sommets d'extase . J'avais l'impression de n'avoir encore jamais fait l'amour . Jamais comme ça ! Cela dépassait tout ce dont j'avais pu rêver . Jamais au grand jamais je n'avais connu quelque chose d'aussi fort , sur la Terre ou dans les Cieux !"

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 Sujet du message: Re: Textes érotiques
MessagePosté: Vendredi 04 Juillet 2008 19:15 
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aaah et bien merci à toi d'avoir réveillé ce topic en ces beaux jours d'été :beer:


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 Sujet du message: Re: Textes érotiques
MessagePosté: Vendredi 04 Juillet 2008 20:38 
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Mais de rien ! ;) Je suis tombé sur ce passage hier soir , et ça m'a rappellé ce topic .

En fait , je crois que ce forum fait désormais partie de ma vie ! :huhu: ( fayot powaaa ! )

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 Sujet du message: Re: Textes érotiques
MessagePosté: Samedi 12 Juillet 2008 11:38 
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Inscription: Mercredi 14 Juin 2006 19:13
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Choses promises , choses dues , voici donc la suite des passages érotiques de la dékalogie Mission Terre de L Ron Hubbard .

Extrait du tome 4 "Une affaire très étrange" . Après un séjour mouvementé à New York où il s'est torturé pratiquement à mort par deux lesbiennes sado-maso , Soltan Gris est de retour à Afyon , en Turquie , base secrète des Voltariens sur Terre , où il se fait remodeler son corps par un cytologiste amené clandestinement de la planète Voltar . A son réveil , il découvre avec "horreur" qu'il se retrouve affublé ... d'un sexe de 25 cm ! :mrgreen: Et le voilà face à l'infirmière Bildirjin , une jolie petite turque de 16 ans seulement , maitresse du cytologiste ... :rolleyes:

"Elle avait apporté un peignoir jetable avec des pantoufles .
Bon , elle avait quand même un peu de jugeote .
Elle posa le peignoir et les pantoufles à l'autre bout de la chambre et resta là à me regarder .
Le silence me mit mal à l'aise . Et aussi le regard de ses beaux yeux noirs . Oui , les femmes les plus belles sont les animaux les plus sournois qui puissent exister . Il fallait que je sache ce qu'elle manigançait .
- C'est vous qui l'avez poussé à cette opération , dis-je .
Je m'étais attendu à une protestation farouche . Mais elle s'exclama :
- Bien sûr ! Quelqu'un qui interrompt DEUX FOIS une jeune fille alors qu'elle va prendre son plaisir est asexué . Un individu de ce genre ne peut apprécier les meilleures choses de la vie . Dès que je le lui ai suggéré , le Dr Muhammed s'est mis au travail . Mais je ne suis pas encore certaine que nous en ayons fini . ( Ses yeuxnoirs , tout soudain , étaient bien trop brillants ! ) . Je pense que j'ai besoin d'être rassurée .
L'aiguillon de l'angoisse me transperça le coeur . Elle avait exactement l'expression qu'ont toutes les femmes lorsqu'elles s'apprêtent à commettre un acte fourbe et sournois .
- Oui , il n'y a qu'un moyen de savoir .
Elle se précipita vers la porte , la verrouilla et mit la barre en place . Puis elle monta encore un peu plus le volume de la radio . Enfin , elle fit le tour des fenêtres pour s'assurer qu'il n'y avait personne dans les environs .
Mon angoisse atteignait des sommets .
Elle vérifia les bracelets et les sangles qui me clouaient au lit . En constatant qu'elle n'avait pas l'intention de les défaire , ma température passa dans le rouge .
Elle enleva d'abord sa mule droite , puis jeta la gauche au loin d'un coup de pied . Elle me tournait le dos . Elle faisait des gestes à hauteur de sa taille .
Mais qu'est ce qu'elle comptait faire ?
Un tissu soyeux . Elle se redressa , son collant au bout des doigts .
Elle le jeta !
Elle planta sa coiffe d'infirmière sur sa nuque .
Je ne la quittais pas des yeux , fasciné , terrorisé .
- Comme ça , ça ne va pas , fit-elle . Il ne faut pas regarder !
D'un geste rapide , elle disposa le drap de telle sorte que je ne voyais plus que par une étroite fente . Je discernais un coin de la fenêtre , le luminaire du plafond , mais pas l'infirmière Bildirjin !
Je sentis bouger le lit . Dans mon faible champ de vision , le luminaire parut basculer .
Mes Dieux ! Qu'est-ce qu'elle mijotait ?
Le lit bougea encore une fois .
Frénétiquement , je tentai de me redresser pour voir , mais les sangles étaient bien tendues .
Un souffle d'air froid m'apprit qu'elle venait de soulever l'autre extrêmité du drap .
Mes yeux faillirent jaillir de ma tête !
Je devinais enfin ce qu'elle faisait !
Dieux ! Elle était mineure !
Son père était le docteur le plus renommé de la province . Si je touchais sa fille , il me tuerait !
Je tentai de me rassurer en me disant que , après tout , c'était ELLE qui me touchait .
J'eus la vision du fusil de son père ! C'était le meilleur chasseur de cailles de toute la Turquie ! J'étais mort !
Je me vis voletant dans le ciel . Boum ! Et je tombais vers la terre , les ailes battantes . Ma vision s'obscurcissait .
Trop tard .
J'eus la brève vision de sa coiffe . Le croissant rouge était comme une lame pointée sur moi .
- Oooh ! roucoula-t-elle . Mmmm ! C'est bon !
Sa coiffe descendit un peu .
Et le lit commença à se balancer en cadence .
Je voyais tour à tout le luminaire au plafond et la coiffe de l'infirmière Bildirjin .
Mes yeux s'étaient mis en vrille .
Et les Hoochi-Hoochi Boys et leurs curas irizvas électriques chantaient .
Elle prit le rythme .

Petit bop dit-dit-dit , doo dah .
Petit bop dit-dit-dit , fais doo-dah tout en moi
Au diable les tit-tit , doo dah , doo dah
Fais-moi dit-dit-dit , doo dah tout en moi


Un coup le luminaire . Un coup la coiffe et le croissant .
J'étais envahi par une SENSATION MERVEILLEUSE !
Et je ne percevais plus que par fragments les notes de musique .

Doo dah , doodah tout en moi
Doo dah , dit-dit , encore une fois


Et encore et encore . L'infirmière Bildirjin dansait sur moi !

Doo dah , doo dah , plus fort tout en moi

Les minutes passaient .
Et puis : BbbbbBLAOUUUUMM !
Le chaos des Dieux mêlé à tous les tremblements de terre et tous les ouragans et les tornades n'est rien de comparable !
WAOOOUHH !
Peu à peu , la spirale ralentit et je retrouvai une image floue de la chambre .
J'étais haletant et , en même temps , un profond sentiment d'émerveillement s'insinuait en moi : comment avais-je pu ignorer ça ?
J'entendais un autre halètement . Le lit bougea .
J'entraperçus le haut de la coiffe de l'infirmière Bildirjin . Elle devait à présent se trouver à côté du lit .
- Prahd dit que c'est excellent pour la peau , fit-elle comme pour elle-même . Si j'en juge par la quantité , je vais avoir la plus belle peau de toute la Turquie !"

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